La réponse courte. Vous ne choisissez pas un objet, vous choisissez une zone de marquage. Sur les références que nous distribuons, cette zone mesure 30 cm² en médiane, et une sur cinq n’accepte qu’une seule couleur. C’est elle qui décide si votre logo sera lisible, pas la photo du catalogue.
Tous les guides disent la même chose : partez de la cible, de l’usage, du budget. C’est juste, c’est utile, et cela ne vous évitera pas la déception du déballage. Parce que la commande qui rate ne rate presque jamais sur le choix du produit. Elle rate sur les trois centimètres carrés où le logo devait tenir.
Cet article prend donc le problème par l’autre bout : celui de la matière, des dimensions et des techniques disponibles. Les quatre questions d’usage restent nécessaires, mais elles arrivent en second.
Les quatre questions qui suffisent
- Qui reçoit, et le reverrez-vous ? Un objet distribué à un inconnu sur un salon et un objet remis à un client fidèle ne jouent pas le même rôle. Le premier doit être vu, le second doit être gardé. Cela change le budget, mais surtout la place accordée au logo : voyant dans un cas, discret dans l’autre.
- Combien de pièces, et la commande reviendra-t-elle ? La quantité ne fait pas que baisser le prix unitaire, elle ouvre ou ferme des techniques. Et une commande qui se répète chaque année amortit ses frais techniques dès la deuxième fois.
- À quoi ressemble votre logo ? Une couleur ou quatre, avec ou sans baseline, plein ou filaire. C’est la question la plus décisive et la plus souvent posée en dernier, alors que la réponse élimine parfois la moitié du catalogue.
- Pour quelle date ? Non pas la date de commande, mais celle où vous devez avoir les objets en main. Le compte à rebours réel démarre à la validation du bon à tirer, pas à la commande.
Ce que le catalogue ne montre jamais
Nos référentiels fournisseurs documentent 8 447 zones de marquage réparties sur environ 2 500 références. Chaque zone y est décrite avec ses dimensions exactes, les techniques compatibles et le nombre de couleurs maximum. Voici ce que disent ces données, et que vous ne lirez sur aucune fiche produit.
| Constat | Chiffre | Ce que ça implique |
|---|---|---|
| Surface médiane d’une zone | 30 cm² | Environ la taille d’une carte bancaire coupée en deux. |
| Zones de moins de 20 cm² | 41 % | Quatre objets sur dix n’acceptent qu’un logo compact. |
| Zones limitées à une seule couleur | 18,9 % | Un logo multicolore y est refusé, quel que soit le budget. |
| Zones n’acceptant qu’une technique | 36,7 % | Aucun arbitrage possible, l’objet a déjà choisi. |
| Produits acceptant plusieurs techniques | 89,6 % | À l’inverse, presque tout objet offre plusieurs rendus possibles. |
| Emplacements possibles par produit | 4 en médiane | Le devis moyen du marché en propose un seul. |
Deux enseignements en découlent. Le premier : la contrainte est presque toujours la taille, pas la technique. Le second : quand plusieurs techniques sont disponibles, le fournisseur en applique une par défaut, qui n’est pas forcément la meilleure pour votre logo. C’est exactement là que se joue la différence entre un objet commandé et un objet réussi. Le détail des procédés est dans notre guide des 13 techniques de marquage.
Et si le destinataire n’est pas un visiteur de salon mais un client, un partenaire ou un décideur, l’arbitrage change de nature : le rendu compte alors plus que le volume. C’est tout le sujet de notre page cadeaux d’affaires personnalisés, avec dix sélections de marques, leurs contraintes de marquage et vingt-sept références commandables.


Combien coûte le marquage, technique par technique
Pour 100 objets, un emplacement, frais techniques compris et lissés sur la série. Prix du marquage seul, hors objet et hors manutention.
| Technique | Support type | Prix par pièce |
|---|---|---|
| Tampographie 1 couleur | Stylo, crayon | 1,25 € HT |
| Tampographie 1 couleur | Mug, porte-clés, petit objet | 1,50 € HT |
| Tampographie 2 couleurs | Stylo | 1,65 € HT |
| Tampographie grand format | Objet volumineux | 2,10 € HT |
| Sérigraphie 1 couleur | Sac papier, carton plat | 2,30 € HT |
| Gravure laser | Métal, bois, verre, plastique | 2,75 € HT |
| Impression numérique quadri | Petit objet | 3,05 € HT |
Tarifs indicatifs 2026, hors taxes, marquage seul pour 100 pièces et un emplacement, frais techniques compris. Hors objet, hors manutention, hors conditionnement. Seul un devis nominatif fait foi.
Ce tableau dit une chose que les acheteurs découvrent trop tard : l’écart total tient en moins de deux euros. Entre le marquage le moins cher et le plus cher, il y a 1,80 € par pièce sur une commande de cent. Sur un projet de mille euros, le choix de la technique pèse donc bien moins que le choix de l’objet lui-même. Arbitrer sur le rendu plutôt que sur le prix du marquage est presque toujours le bon calcul.
Deux détails changent la donne, en revanche. Le nombre de couleurs double le coût du marquage en tampographie dès la deuxième teinte. Et le nombre d’emplacements multiplie les frais techniques, qui se comptent par position et non par commande. Un objet marqué sur trois faces, c’est trois fois ces frais.

Les cinq pièges qui coûtent le plus cher
- Choisir l’objet avant de regarder le logo. C’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Un logo quadri avec dégradé élimine d’emblée la gravure, la tampographie économique et une zone sur cinq du catalogue. Regardez votre logo en premier, vous gagnerez une semaine d’aller-retours.
- Ignorer le seuil de facturation minimum. Sous un certain nombre de pièces, le marquage passe au forfait. En gravure, ce seuil est de 50 pièces : dix objets gravés coûtent le même marquage que cinquante. Si votre besoin est inférieur, mieux vaut basculer sur des produits tout inclus, dont certains partent à l’unité.
- Oublier le temps de séchage. Après une tampographie ou une sérigraphie sur objet, il faut compter au moins un jour de séchage avant expédition, et trois jours pour que le marquage atteigne sa tenue optimale. Ce délai n’apparaît sur aucune fiche produit, et il s’ajoute au reste.
- Commander sans bon à tirer. Un BAT coûte quelques dizaines d’euros et sauve des commandes entières. Il fige l’emplacement, les cotes, la technique et les couleurs. Chez nous, aucune production ne démarre sans lui.
- Confondre grand marquage et marquage visible. Agrandir un logo sur une zone trop petite le rend illisible, pas plus voyant. Le contraste et l’emplacement font davantage que la taille. Un logo blanc sur un objet foncé se lit à trois mètres, le même logo en couleur d’origine disparaît à un mètre.

- Descendez à une seule couleur. Vous divisez le coût du marquage en tampographie, et vous gagnez en netteté sur les petites zones.
- Préparez une version marquage de votre logo. Une couleur, graisses redressées, baseline supprimée ou repositionnée. Ce travail se fait une fois et sert ensuite sur tous vos supports, objets comme textiles.
- Ajoutez le prénom du destinataire. Sur les produits tout inclus, le marquage nominatif coûte environ 1,60 € HT par pièce. Un objet au nom de son propriétaire ne finit pas dans un tiroir.
- Livraison en 10 jours ouvrés maximum après accord du BAT sur nos articles en stock.
- Commandes acceptées dès 20 pièces sur ces mêmes articles, et dès une pièce sur certains produits gravés en verre.
- Aucune production sans bon à tirer validé. Emplacement, cotes, technique et couleurs figés avant que la machine ne démarre.
- Marquage réalisé en France, en atelier partenaire, projet piloté depuis Aix-en-Provence.
Le détail est sur notre page garanties et fonctionnement.
Questions fréquentes
Comment choisir un objet publicitaire sans se tromper ?
Commencez par votre logo, pas par le catalogue. Sa forme et son nombre de couleurs déterminent les techniques possibles, donc les objets envisageables. Posez ensuite quatre questions : qui reçoit, combien de pièces, à quoi ressemble le logo, et pour quelle date.
Quelle taille fait une zone de marquage sur un objet publicitaire ?
Sur nos référentiels, la surface médiane est de 30 cm², soit environ une demi-carte bancaire, et 41 % des zones font moins de 20 cm². C’est pourquoi un logo horizontal avec baseline passe rarement tel quel.
Peut-on marquer un logo en couleur sur n’importe quel objet ?
Non. Près d’une zone de marquage sur cinq est limitée à une seule couleur, indépendamment du budget. Et la gravure laser est monochrome par nature. Un logo multicolore demande donc soit une version monochrome dédiée, soit une impression numérique quadri.
Combien coûte le marquage d’un objet publicitaire ?
Pour 100 pièces et un emplacement, frais techniques compris, comptez à titre indicatif 1,25 € HT en tampographie une couleur sur stylo, 1,50 € HT sur un petit objet, 2,75 € HT en gravure laser et 3,05 € HT en impression numérique quadri. L’écart total tient en moins de deux euros par pièce.
Combien de temps faut-il prévoir pour une commande d’objets marqués ?
Sur nos articles en stock, 10 jours ouvrés maximum après votre accord sur le bon à tirer. Attention, après une tampographie ou une sérigraphie sur objet, il faut au moins un jour de séchage avant expédition, et trois jours pour une tenue optimale.
Faut-il vraiment un bon à tirer ?
Oui, et nous ne produisons pas sans. Il fige l’emplacement, les dimensions, la technique et les couleurs. C’est le seul document qui vous protège d’un rendu différent de ce que vous imaginiez.
Vaut-il mieux un objet pas cher en grande quantité ou un objet de qualité en petite série ?
Cela dépend du destinataire. Pour un public que vous ne reverrez pas, le volume et la visibilité priment. Pour un client ou un collaborateur, la qualité perçue compte davantage, et le marquage discret vaut mieux que le marquage bavard.
Quel fichier faut-il fournir ?
Un vectoriel de préférence, AI, EPS ou PDF vectorisé. À défaut, un PNG haute définition sur fond transparent. Si vous n’avez que le logo de votre site en petite taille, dites-le, nous le reprenons.
Votre brief en quatre lignes
On ne vous demande pas de savoir quel objet convient. C’est notre travail, et c’est ce qui évite les mauvaises surprises au déballage.
- À qui l’objet est destiné, et dans quel contexte.
- La quantité, même approximative, et si la commande peut revenir.
- La date à laquelle vous devez avoir les objets en main.
- Le logo, dans le meilleur format dont vous disposez.
Nous vous dirons ce qui passe, ce qui ne passe pas, et pourquoi. Avant le devis, pas après.
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