Vous avez un projet de textile personnalisé. Vous avez un logo, un budget, une date, et l’espoir raisonnable que le résultat ressemble à ce que vous aviez en tête.
Le problème n’est presque jamais le t-shirt. Le problème, c’est la série de décisions techniques prises entre votre devis et la presse à chaud, et que personne ne vous a expliquées.
Cette page les explique. Toutes. Avec les seuils réels de notre atelier de marquage partenaire, en France.
Pourquoi un devis de marquage n’est jamais un prix unitaire
C’est le premier malentendu, et il coûte cher aux deux parties.
Un marquage textile se facture sur quatre couches distinctes :
Les frais techniques. Préparation du fichier, montage de l’image, programme de broderie ou insolation de l’écran, recherche de la couleur de fil, calage machine, test sur tissu, photo de validation. C’est du temps humain, une seule fois.
Le marquage lui-même. Le coût qui baisse quand la quantité monte.
L’application. Le coup de presse, ou le passage machine. Il dépend du produit, pas du logo. Marquer une parka n’est pas marquer un polo.
La manutention. Sortir le vêtement de sa pochette, le déplier, le remarquer, le replier, le remettre sous cello. Invisible sur un catalogue. Bien réelle en atelier.
Deux conséquences directes sur votre budget, et ce sont les deux leviers les plus rentables de toute la page :
Les frais techniques se comptent par emplacement. Un logo cœur plus un logo dos, c’est deux fois les frais techniques. Pas une fois et demie. Deux fois.

Les frais techniques se comptent aussi par type de produit. Trente chemises et vingt parkas avec exactement le même logo, ce sont deux préparations, donc deux fois les frais. Le logo est identique, la machine ne l’est pas.

BAT reproduits avec l’accord écrit des clients concernés.
C’est la raison pour laquelle un devis à trois références coûte structurellement plus cher qu’un devis à une seule. Ce n’est pas une marge, c’est de la préparation.
Avant même d’arbitrer une technique, tout repose sur un préalable simple : un logo lisible et une commande conforme.
La table d’arbitrage : quelle technique pour quel projet
| Votre situation | La technique | Pourquoi |
|---|---|---|
| Gros volume, distribution large, logo simple 1 couleur, textile clair | Sérigraphie | Le coût unitaire s’effondre avec la quantité. Rendu franc, tenue au lavage excellente |
| Logo avec dégradés, ombres, éléments fins ou en réserve dans un fond | Transfert | La sérigraphie ne sait pas réserver du fin dans un aplat. Le transfert, si |
| Polo, chemise, veste, pull, cible dirigeants ou clients | Broderie | Le relief du fil signe la qualité du support. Un flocage sur un pull annule le pull |
| Softshell | Transfert spécial softshell | La sérigraphie ne convient pas à ce support. Un liseret technique de 1 mm est obligatoire, et les dégradés doivent être aplatis |
| T-shirt blanc 100 % polyester, visuel photo ou multicolore | Sublimation | L’encre devient le tissu. Aucun relief, aucun toucher. Réservé au polyester blanc |
| Petite série, visuel complexe, plusieurs textiles différents | DTF | Ligne intégrée par notre atelier partenaire en 2025. Polyvalent, multi-supports, multi-formats |
| Uniformes, unités, équipes, marquage devant durer des années | Écusson brodé | Se coud, se thermocolle ou se pose en velcro. Se remplace sans changer le vêtement |
Pour les deux techniques les plus demandées, notre comparaison détaillée broderie et sérigraphie les met face à face, cas par cas.
Et quand le marquage doit survivre au vêtement lui-même, regardez nos écussons personnalisés brodés.
La règle que peu de fournisseurs formulent à voix haute
Si votre logo comporte de la finesse, ou des éléments en réserve dans un fond de couleur, ne partez pas en sérigraphie. Passez sur le transfert.
Ce n’est pas une préférence esthétique, c’est une contrainte de production. Un écran de sérigraphie a une résolution physique. En dessous d’une certaine épaisseur de trait, la maille bouche, et votre filet devient un pâté.
Le savoir avant le BAT vous évite une déception. Le découvrir après la production vous coûte une réimpression.
La broderie ne se paie pas au centimètre, elle se paie au point
C’est le contresens le plus fréquent, et il fait dérailler des budgets entiers.
Un logo brodé est chiffré sur le nombre de points et le nombre d’éléments dissociés, pas sur sa surface.
Traduction concrète : un logo tout en contour, généreux en taille, peut revenir moins cher qu’un petit logo à fond plein. La machine ne mesure pas votre logo, elle compte ses arrêts et ses passages d’aiguille.
Les repères de notre atelier partenaire, sur la base d’un logo d’entreprise simple, sans fond ni bourdon de contour :
| Support | Surface | Plafond indicatif |
|---|---|---|
| T-shirt, polo, sweat, serviette, plaid | 0 à 40 cm² | environ 5 500 points |
| Chemise, softshell, veste de travail, doudoune, polaire, parka, pantalon, combinaison | 0 à 40 cm² | environ 5 500 points, temps de cycle supérieur |
| Casquette, bonnet | 0 à 20 cm² | environ 2 500 points |
| Casquette, bonnet | 21 à 40 cm² | environ 4 000 points |
Dans tous les cas, 25 éléments dissociés maximum et 2 couleurs dans ces repères. Au-delà, ou si le remplissage dépasse la moitié de la surface, le tarif est majoré.
Ce que ça change pour vous : un logo qui passe très bien sur un polo peut ne pas passer sur une casquette. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est 3 000 points d’écart. Dans ce cas, on ne refuse pas le projet, on simplifie le fichier. C’est exactement le genre d’arbitrage qui se fait avant, ou jamais.

Enfin, un point d’honnêteté : il existe un temps minimal incompressible de production. Un logo à très peu de points ne descendra pas en dessous d’un certain seuil. La machine se cale, se teste et se valide, même pour trois points de croix.

Le grammage, ou pourquoi votre t-shirt à 2 € a rendu comme un t-shirt à 2 €
Le grammage, c’est le poids du tissu au mètre carré. Il décide de trois choses d’un coup : le toucher, la tenue au lavage, et la qualité du marquage.
Faible grammage : la bonne réponse quand vous avez une problématique de volume, pas de qualité. Distribution large, événement ponctuel, opération de visibilité. Associé à une sérigraphie une couleur en poitrine, c’est le combo le plus économique du marché, et il est parfaitement honorable.
Autour de 200 g/m² : le seuil à partir duquel le t-shirt absorbe correctement l’encre et survit à des années de machine. Associé à un transfert sérigraphique, la tenue se compte en saisons, pas en lavages.
Nos textiles supportent un lavage jusqu’à 60°, et le marquage jusqu’à 90°. Ce qui laisse une marge confortable, sauf si votre équipe lave à l’eau bouillante par principe.
Le grammage n’est pas le seul critère de qualité du support : voyez nos textiles certifiés OEKO-TEX®.
Et si le sujet vous intéresse vraiment, nous avons écrit sur le textile éco-responsable, sans le vernis.
Six arbitrages qui font baisser la facture sans toucher au rendu
Aucun de ces conseils ne dégrade votre projet. Tous réduisent le devis.
1. Un emplacement bien choisi plutôt que deux emplacements moyens. Les frais techniques se comptent par emplacement. Un marquage cœur plus un marquage dos double la préparation. Si le budget est serré, choisissez le seul emplacement qui sera réellement vu dans le contexte d’usage.
2. En sérigraphie une couleur, agrandir le marquage ne coûte rien. Même écran, même passage, même coup de raclette. Un logo timide en format cœur peut devenir un marquage de plus de 22 cm couvrant la poitrine, à coût de marquage identique. La différence de visibilité, elle, n’est pas identique du tout. En broderie, c’est l’inverse : agrandir, c’est ajouter des points, donc du prix.
3. Textile clair plutôt que textile foncé. Sur un textile de couleur, la sérigraphie exige une sous-couche technique pour que la couleur ressorte. Deux passages au lieu d’un. Un textile blanc, blanc chiné ou beige coûte moins cher à marquer, et donne un contraste plus net.
4. En broderie, un contour plutôt qu’un fond plein. Un logo détouré, sans aplat de remplissage, divise le nombre de points. Le rendu est souvent plus élégant, et toujours moins cher.
5. Une seule référence produit plutôt que trois. Rappel du bloc précédent : les frais techniques se comptent aussi par type de produit. Homogénéiser la commande, c’est mécaniquement moins de préparation.
6. Le réassort à l’identique dans les six mois. C’est le levier le plus sous-utilisé. Si le programme de marquage est réutilisé sans aucune modification, il n’y a pas de nouveaux frais techniques. Produit identique, dimensions identiques, couleur de logo identique. Changez la taille du logo de deux centimètres entre deux commandes, et vous repartez pour une préparation complète.
Notre conseil, donc : avant votre première commande, décidez de la version qui sera votre standard. Vous en profiterez pendant six mois.
Deux BAT valent mieux qu’un, et ce n’est pas une formule
Nous envoyons systématiquement un second bon à tirer quand nous pensons que le premier choix n’est pas le bon.
Ce n’est pas de la générosité de façade. C’est du process : les frais techniques d’une production incluent deux bons à tirer image. Un fournisseur qui n’en envoie qu’un ne va pas plus vite, il n’utilise simplement pas ce à quoi vous avez déjà droit.
Un exemple réel. Un client tenait à un marquage blanc sur un t-shirt bleu à manches noires. Nous avons envoyé le BAT demandé. Puis, sans prévenir, un second avec un marquage noir. Il a rappelé, surpris. C’est le noir qui a été retenu, et c’est le noir qu’il a été content de recevoir.
Nous n’avons pas eu raison contre lui. Nous avons simplement montré l’autre option avant la production, pas après. C’est toute la différence entre un fournisseur et un conseil.
Cela dit, la générosité a ses limites : nous ne produirons pas quarante-sept maquettes. Au-delà des deux BAT inclus, chaque bon à tirer supplémentaire se facture, et un BAT produit, c’est-à-dire un exemplaire réel marqué avant lancement, constitue une commande à part entière.
Le cadre complet est détaillé dans nos garanties et notre fonctionnement.
Agrandir un marquage, c’est parfois changer la portée d’une campagne
Nous prenons régulièrement la liberté de proposer plus grand que ce qui nous est demandé. Parfois un simple agrandissement, parfois un vrai travail de design à partir de votre logo.
Un exemple qui a marqué la maison : un logo initialement prévu en format cœur, devenu un marquage de plus de 22 cm de large couvrant la poitrine. Les débardeurs ont été portés sur un semi-marathon entre Marseille et Cassis, retransmis en télévision. Voir sa marque au journal du soir un dimanche, ça change la conversation du lundi matin.
Ce n’est pas un cas isolé, c’est une méthode : le marquage doit être dimensionné pour la distance à laquelle il sera vu, pas pour la taille du logo sur votre papier à en-tête.

La même logique s’applique en interne : voyez le textile qui fait le job à l’intérieur de l’entreprise.
Petites séries, grosses exigences
Nous acceptons les commandes dès 20 pièces, quelle que soit la famille de produits et la technique de marquage. Sur nos articles en stock, la livraison intervient sous 10 jours ouvrés maximum après accord du BAT.
Une petite série ne veut pas dire un petit soin. Elle veut simplement dire que les frais techniques pèsent proportionnellement plus lourd sur le total. C’est une raison de plus pour faire les six arbitrages de la section précédente, pas une raison de renoncer.

Vous pouvez parcourir notre sélection de textiles en stock pour partir sur une base disponible immédiatement.
Une production française, un conseil depuis Aix-en-Provence
Notre atelier de marquage partenaire est français, et travaille avec nous depuis vingt ans. Ce sont ses paramètres de production que vous venez de lire.
Notre rôle, depuis Aix-en-Provence et depuis 2012, c’est l’amont : comprendre l’usage réel, choisir le support, arbitrer la technique, calibrer le fichier, et vous montrer le rendu avant de lancer la machine.
C’est ce qui nous permet de servir des projets régionaux à Aix, Marseille et dans toute la région PACA, et des commandes nationales de plusieurs milliers de pièces. La proximité pour le BAT, la capacité pour la production.

Un exemple de ce savoir-faire : comment nous fabriquons le textile technique et les écussons des unités d’intervention.
Et pour l’ensemble des supports disponibles, voyez toute notre gamme de textile publicitaire.
Ce que nous vous disons avant la production, pas après
Cette section existe parce que ces informations arrivent généralement au moment de la réclamation. Nous préférons qu’elles arrivent au moment du devis.
Tolérances. Conformément aux usages de la sérigraphie, des écarts de couleur, de pureté et de dimension sont admis dans les limites usuelles. Un Pantone à l’écran et un Pantone sur coton ne sont pas le même objet physique.
Quantités. Une partie du support est consommée pour le réglage et la mise au point, d’autant plus que le nombre de couleurs augmente. La quantité livrée peut varier légèrement.
Séchage. Sur les marquages en tampographie et en sérigraphie sur objet, un jour de séchage minimum est nécessaire avant expédition, et la tenue n’est optimale qu’après trois jours. Ne prévoyez pas de laver vos textiles le soir même.
Signalement. Un défaut de fabrication doit être signalé par écrit sous 8 jours à compter de la réception. Passé ce délai, la garantie ne s’applique plus.
Support fourni par vos soins. Si vous nous confiez un textile acheté ailleurs, la tenue de l’encre et le positionnement du motif ne peuvent pas être garantis sans essai préalable. Nous le ferons volontiers, mais nous le ferons avant, pas à la place de.
Encres spéciales. Fluo, phosphorescente, or, argent, rétro-réfléchissante, gonflante : toutes possibles, toutes en surcoût. Le rendu, lui, vaut souvent le détour.

Questions fréquentes sur le marquage textile
Sérigraphie ou transfert : lequel choisir ?
La sérigraphie pour les grandes séries, les logos simples et les textiles clairs. Le transfert dès qu’il y a de la finesse, des dégradés, ou des éléments en réserve dans un fond de couleur. Le transfert est aussi plus pertinent sur les petites quantités et les commandes multi-supports.
Pourquoi la broderie coûte-t-elle plus cher sur une veste que sur un polo ?
Parce que le temps de cycle machine est plus long. Chemises, softshells, vestes de travail, doudounes, polaires, parkas, pantalons et combinaisons forment une catégorie de production distincte des t-shirts, polos et sweats.
Combien de points fait un logo brodé ?
Sur un logo d’entreprise simple en format cœur, comptez environ 5 500 points pour 40 cm² sur un textile, et 2 500 points pour 20 cm² sur une casquette. Au-delà, ou avec un remplissage important, le tarif est majoré.
Peut-on broder un logo très détaillé ?
Au-delà de 25 éléments dissociés, oui, mais avec un impact direct sur le prix et sur la lisibilité. Sur les logos complexes, la bonne réponse est souvent une version simplifiée dédiée à la broderie, ou un écusson brodé rapporté.
Pourquoi un marquage blanc sur textile noir coûte-t-il plus cher ?
Parce qu’une sous-couche technique est nécessaire pour que la couleur ne soit pas absorbée par le tissu. Deux passages au lieu d’un.
Peut-on marquer un softshell en sérigraphie ?
Non. Le softshell relève d’un transfert spécifique. Un liseret technique de 1 mm est nécessaire, et les ombres ou dégradés doivent être convertis en aplat.
La sublimation fonctionne sur quels textiles ?
Sur le polyester blanc, et lui seul. Sur coton ou sur textile de couleur, elle ne tient pas.
Quelle quantité minimum pour une commande de textile personnalisé ?
20 pièces, quelle que soit la famille de produits et la technique de marquage.
Combien de temps entre la validation et la livraison ?
10 jours ouvrés maximum après accord du BAT sur les articles en stock.
Comment éviter de repayer les frais techniques sur ma prochaine commande ?
En commandant à l’identique dans les six mois : même produit, mêmes dimensions de logo, même couleur. Toute modification, même minime, recrée un outil et donc des frais techniques.
Peut-on ajouter un prénom ou un numéro sur chaque pièce ?
Oui. En broderie, un nominatif peut être ajouté seul au cœur ou au même emplacement que le logo. En transfert flex, on réalise des numéros et des noms sur toute la gamme sportive.
Mon logo va-t-il rendre comme sur mon écran ?
Non, et c’est normal : un écran émet de la lumière, un textile la reflète. C’est précisément pour ça que nous envoyons deux bons à tirer.
Envoyez-nous votre logo. Nous vous dirons ce qui va se passer.
Pas un catalogue. Pas un tarif automatique. Un avis technique sur votre projet : la technique adaptée, la taille de marquage recommandée, l’emplacement qui sera réellement vu, et les points sur lesquels votre fichier va coincer.
Devis sous 24 heures. Deux BAT inclus. Vingt pièces minimum.
Recevoir Les Carnets Promosapiens, notre newsletter mensuelle sur les coulisses du marquage (case déjà présente dans le formulaire).